Le Pizzino de Galline Felici

Bulletin mensuel adressé au monde de toutes les alternatives possibles

RENCONTRER LE GALLINE FELICI

Les propositions des professionnels

 

L'aventure LeGallineFelici continue et entre dans sa seconde décennie.

Cette année, de nouveau, nos exploitations associées et beaucoup d’autres exploitations amies du réseau sicilien seront ouvertes à vous tous qui avez envie de venir nous rencontrer dans notre territoire, nous revoir, visiter les exploitations qui hébergent les coproductions, venir réfléchir avec nous pour renforcer nos relations et vivre ensemble des moments de partage….

 …et venir “couver“ avec nous des nouveaux projets ?

 

Cette année il y a beaucoup plus de femmes et d’hommes en plus qui vous y accompagneront pour vous faciliter les visites seul ou en groupe :

  • Si tu veux voyager pour connaitre, comme style de vie, pour mettre au centre l’individu, celui qui part et celui qui accueille, alors tu pourras avoir les conseils et le support de Destination Humaine (Destinazione Umana) https://destinazioneumana.it

  • Dans l'aire francophone (France, Belgique) il y a Isabelle Wolf qui vous contactera pour vous faire connaitre nos propositions et son accompagnement, en attendant, vous pouvez visiter sa page pour les premiers voyages au départ pour l’Italie du nord et la Sicile https://a-la-rencontre-des-producteurs.jimdosite.com/ ;

  • Si vous êtes intéressés aux longues et tranquilles promenades entre les exploitations, nous vous proposerons des parcours riches de biodiversité avec Vanni Spataro (https://vannispataro.weebly.com/) et avec les guides de la Compagnia dei Cammini

  • Si vous voulez découvrir le baroque de Ragusa Ibla, visiter certains canyons, connaitre le territoire de Ragusa et sa province, ainsi que les produits de ce territoire, outre à Virginie, il y a Chiara et Yvette de l’Association Zuleima et Vanni Spataro, qui vous accompagneront avec compétence et harmonie;

  • Vous pourrez visiter l'Etna, ses sentiers, refuges, cratères, vallées secrètes avec Grazia Pitruzzella, une guide officielle et passionnée; son nouveau site ou bien avec Diego de l’exploitation Bagolaro Azienda Agricola et Paolo Costa avec le B&B Sotto i Pini

  • Pour une promenade à la rencontre des plantes autochtones et spontanées de l’Etna, leurs propriétés, curiosités et utilisations dans la tradition sicilienne, nous vous mettrons en contact avec Antonio D’Amico

  • Pour connaitre ou mieux apprécier les produits et la cuisine sicilienne, le chef Angelo Ingrassia est prêt à vous accompagner dans des parcours culinaires avec des cours pratiques de préparation;

Dans tous les cas, si vous voulez venir et si vous voulez personnaliser votre visite, vous pouvez nous contacter: aziendeaperte@legallinefelici.eu et nous vous conseillerons le meilleur pour vous permettre un séjour plaisant et intéressant au regard de vos exigences et intérêts.

 

GRAZIE!

Gabriele Proto

Janvier 2018

PROJET LIBRINO

il y a une MAISON qui a brulé (un incendie criminel), une grande maison pour beaucoup de personnes, beaucoup de jeunes et d'enfants en short et en baskets

qui a été MAISON aussi plusieurs fois pour NOUS  :

- NOUS européens qui avons signé là les coproductions - la table n'est plus là, ni la librairie

- NOUS LoFaccioBene et compagnons de route, italiens, français, africains et indiens, qui vous y avons fait venir et exprimer, danser, et défiler les jeunes de l'Afrique

- NOUS habitants de ce quartier qui y cultivons des laitues et des tomates

- NOUS communauté sans frontières et sans nom, qui voulons affirmer à tous prix le BIEN VIVRE, dans toutes ses déclinaisons

cet endroit est TRÈS CHARGE de nos émotions et souvenirs

...quelqu'un aussi, dans cette MAISON, a trouvé le grand amour de sa vie...

cette maison continue de fonctionner; tous les jours, les entraînements se déroulent normalement, les enfants demandent régulièrement aux plus "vieux" -qu'est ce qu'on peut faire ? - et puis ils vont s’entraîner...

CETTE MAISON COMMUNE DOIT ÊTRE RECONSTRUITE!

il est important que ces jeunes et ces enfants sentent plus que jamais qu'ils ne sont pas seuls 

qu'ils sachent, encore plus qu'avant, même si c'était déjà beaucoup, ces dernières années, qu'ils sont dans les pensées et dans les actions de femmes et d'hommes à Bergamo comme à Paris. qu'ils se sentent une partie active d'un organisme beaucoup plus grand [...]

IL Y A BESOIN DE TOUT ce dont il y a besoin pour remettre sur pied une grande maison [...]

vous pouvez participer au crowdfunding

GRAZIE ! en avance de la part de ces centaines de jeunes qui se forment à la vie ici et des milliers de personnes qui passeront là au cours des prochains trente ans... encore?

Roberto

Décembre 2017

EXCÉDENTS, DÉFICITS, PACTES et CO-PRODUCTIONS

 

Combien vaut vraiment la nourriture ?

Quels liens peuvent naître quand de simple consommateur on se décide à devenir co-producteur?

Quelle est la portée en termes de valeur, d’assister le producteur. En programmant avec lui le type de culture, les quantités et moyennant quelle contribution économique participer à son risque d’entreprise ?

Combien de “politique” concrète dans ces choix ?

Combien de pouvoir (collectif) à décider de la destination des terrains, entre l’abandon et la dégradation, contre la culture de produits, que de manière collective, nous choisissons de porter sur les tables de nombreuses familles, parmi lesquelles la nôtre ?

Et quel est l’effet sur le sort de beaucoup de personnes, entre le désespoir et l’avilissement d’un côté, et l’espoir et la confiance de l’autre ?

Beaucoup de points d’interrogation, mais une réponse simple ! AGIR ENSEMBLE pour améliorer les vies de tous, et aller aux champs ensemble pour coproduire notre propre nourriture !

Aux prises avec l’éternel problème de production insuffisante de certains produits et à la lumière d’un accord concret signé avec un groupe belge et avec de nombreux consommaCteurs français (presque 70 000 euros investis, environ 400 000 euros de production annuelle, vendable, attendue, et à terme, entre 5 et 8 revenus qui, traduits, signifient aussi 5 à 8 personnes avec un emploi.), nous voudrions reprendre un raisonnement que nous vous avions soumis il y a exactement deux ans, à vous tous ( amis français, italiens, belges, autrichiens, etc… ) et que nous vous invitons à relire ici.

Avant de poursuivre dans la lecture de cet article (long, mais important pour tenter d’expliquer chaque passage de ce processus) il est bien de rappeler que les nombres, au cours de ces deux années ont grossi d’environ 40%. Et 30 familles en plus gravitent autour des activités du Consorzio.

 

Donc, essayons d’expliquer mieux …

 

A partir d’une difficulté (le déficit de certains produits), s’est mis en route un cercle vertueux (l’élargissement de la base du consorzio) qui a généré, de manière simultanée, de nombreux bénéfices pour beaucoup de personnes, mais aussi une difficulté majeure :

  • Les excédents de certaines variétés (et donc, la nécessité de trouver de nouveaux débouchés pour éviter les gaspillages, et -évidemment- la sauvegarde des producteurs et de leurs collaborateurs)

  • Les manques d’autres produits (et donc, l’opportunité d’insérer dans le circuit des nouveaux agriculteurs qui, avec leur arrivée, ont, oui, couvert la carence précédente dont on se plaignait, mais eux, ont à leur tour créé un excès supplémentaire sur les produits excédentaires)

  • la persistance du manque de certains produits à cause de leur fourniture trop limitée ou complètement absente, malgré une demande croissante de la part de certains groupes et l’arrivée de nouveaux producteurs

Le classique chien qui se mord la queue …

Traduit, cela donne : on est pleins de tarocco, de clémentines, et de citrons, et tout le reste ne suffit pas.

Et pourquoi est-ce si évident…

Nous recevons des demandes d’un marché plus ample, que nous sommes “contraints” d’intercepter, paradoxalement, pour garantir notre propre survie et celle d’autres comme nous.

Dans ce processus, nécessairement graduel et raisonné, on essaie d’augmenter ou de reconvertir nos cultures au moyen de greffes et de nouvelles plantations, selon la vocation idéale de nos terres, et des caractéristiques microclimatiques de chacune de celles-ci.

Cela coute très cher, tant pour les énergies mises en œuvre (même si cela signifie faire circuler de l’économie pour garantir du travail pour le futur), que pour le manque de production jusqu’à ce que ces nouvelles productions entrent en plein régime de production.

Naturellement, les contraintes économiques limitent les actions que chacun d’entre nous voudrait entreprendre dans sa propre exploitation. Nous avons déjà des difficultés à mettre en pratique des petites améliorations, même si elles sont nécessaires. Figurons-nous des grandes opérations qui nécessitent des grosses disponibilités économiques que nous n’avons pas !

En ce qui concerne les avocats, qui est un des produits les plus recherchés, il est bon de préciser que nous en manquions déjà il y a deux ans par rapport à la demande d’alors.

Successivement, un producteur important, non membre (et tant mieux qu’il ne le soit pas devenu), après avoir bénéficié de notre aide lors de la période de connaissance réciproque, a décidé de se construire son propre petit monopole, sans vouloir raisonner en réseau. Pour faire cela, il a choisi de ne plus nous procurer ses avocats, tout en essayant de s’insérer dans nos circuits. Il est évident que cela nous a créé d’autres difficultés que nous n’avions pas prévues.

 

Et maintenant?

 

Solutions immédiates pour vous garantir sans exceptions, des bons avocats, meilleurs si éthiques et biologiques… nous n’en avons pas. Et nous n’entendons pas faire de pactes avec le “diable” pour en trouver.

Respectueusement, nous attendons que la nature suive son cours, et éventuellement, que quelque petit producteur s’unisse à nous, dans la poursuite du projet commun.

Nous allons donc continuer à planter, à entretenir et à attendre les nouvelles productions.

On l’a déjà fait, on continue à le faire, et on y arrivera.

Maintenant, c’est à votre tour…

Vous pouvez maintenant choisir si vous préférez continuer à être des simples consommateurs critiques, en cherchant, et en trouvant - peut-être ailleurs – celui qui satisfait votre demande (à quels prix et avec quelles garanties, on ne sait pas), ou bien, évoluer en co-producteurs, comme d’autres avant vous ont déjà fait, en décidant quoi, comment, et où cultiver, et qui le fera à votre place, si possible en utilisant des techniques partagées.

Comme nous l’avons dit au début de ce texte, il y a déjà bien 15 groupes qui jusqu’aujourd’hui ont opté pour cette seconde solution qui les voit protagonistes.

Avec un investissement modeste et symbolique (en moyenne 10€/famille), ils ont contribué à construire un petit capital qui, dans pas trop longtemps permettra la production d’une quantité considérable de produit financé par ces consommateurs directement.

On s’est demandé à plusieurs reprises s’ils avaient fait tout cela pour se garantir quelques kilos d’avocats en plus. En y pensant plus, on retient que la réponse n’est pas celle-là.

En réalité, ils ont investi pour le développement d’une autre manière de faire de l’agriculture, de gérer les relations entre celui qui met les mains dans la terre et celui qui mange les produits. Ils ont investi sur une autre idée de Sicile, et surtout, faire devenir un peu plus grande la Petite Révolution Gentille …

Cela dit, selon le contrat, nos amis co-producteurs, actuellement, bénéficient justement, d’un droit de préemption sur les avocats déjà disponibles et sur ceux que nous allons produire dans LEURS plantations.

Alors, pour cette saison, à la lumière de tout cela, les groupes italiens surtout recevront encore moins d’avocats, (même si cette année la production semble légèrement supérieure) par rapport aux groupes  français de manière générale, et aux groupes belges.

Et alors, que fait-on ?

 

Notre proposition…

 

En vertu du rapport de profonde confiance et de complicité qui s’est installée entre nous, nous voudrions vous demander (tant aux co-producteurs, qu’à ceux qui ne le sont pas, mais qui tout de même nous soutient depuis l’autre coté des Alpes, et à qui nous reconnaissons tout de même une priorité pour les fournitures d’avocats), de considérer la possibilité de renoncer, par une espèce de compensation solidaire, à certaines productions « mineures » desquelles nous sommes déficitaires, par égard pour les amis italiens et autrichiens qui pourraient se sentir un peu lésés  par cette solution que nous avons imaginée. Dans les cas où nous aurons effectivement cette exigence nous vous le feront savoir explicitement, confiants dans votre compréhension.

Puisque nous tenons réellement à tous les rapports nés cette année, qui, pour nous, ne sont pas de simples rapports commerciaux, nous cherchons de stimuler beaucoup d’autres à accueillir et à poursuivre le chemin des coproductions, et de souder encore plus les rapports déjà existants.

La route est désormais tracée, il n’y a plus qu’à la suivre, et éventuellement l’améliorer petit à petit selon les exigences de ceux qui parient avec nous.

Et cela, bien entendu, ne vaut pas que pour les avocats, mais pour toutes les autres productions déficitaires.

Conscients, pourtant, que la nature a besoin de ses temps et qu’il faut savoir attendre pendant que l’on construit ensemble.

La tentative en cours vise à la planification intelligente et partagée de la production, pour avoir tous, les futurs, et réciproques bénéfices.

Se penser ensemble, au fond, implique des actions concrètes, quelque petit compromis, et la construction d’un parcours commun, responsable et visionnaire.

Décider quoi manger, comprendre s’il est important de donner une valeur à la nourriture au-delà de sa valeur intrinsèque et choisir de devenir une partie active du processus représente l’alternative possible pour satisfaire les différentes exigences et répondre par des faits aux stratégies globales que d’autres -beaucoup plus puissants que nous- cherchent à nous imposer d’en haut.

L’instrument, ou mieux, le “pacte” qui discipline ce rapport d’échange et de confrontation représente l’anneau de conjonction entre les parties, toujours plus liées et complices.

Notre proposition, chers amis, est donc celle de démarrer de multiples processus qui vont dans la direction des coproductions. Avec le souhait que l’effet soit un effet domino.

Nous sommes confiants dans votre capacité de pouvoir donner plus de valeur à ce jeune projet et de pouvoir nous épauler dans ce nouveau défi.

Merci à tous pour la patience et pour l’attention…

Cristiana, Marina, Roberto

Association Juste un zeste

Esplanade des droits de l'Homme

05600 Guillestre

juste.un.zeste@gmail.com

juste.un.zeste@gmail.com

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